27 juillet 2026

Exemptions CNIL : ce que les rédactions mesurent encore sans bandeau

La liste des finalités exemptées n'est pas un permis de tout compter. Lecture concrète pour qui publie en France.

Documents de travail et ordinateur portable sur un bureau

Plusieurs publications confondent encore « cookie exempté » et « mesure libre ». En France, l'exemption vise un nombre limité de finalités, avec des conditions de durée, de destination des données et d'absence de recoupement.

Dans les rédactions que nous accompagnons, l'erreur la plus fréquente consiste à recopier un identifiant publicitaire dans un outil présenté comme first-party. Le contenant change ; le profilage, lui, reste.

Une revue utile commence par trois questions : qui est le responsable de traitement, quelle décision éditoriale le chiffre est censé éclairer, et ce qui se passe si la personne refuse. Si la réponse à la troisième question est « plus rien ne s'affiche correctement », ce n'est plus de la mesure : c'est une dépendance.

Les textes publics de la CNIL restent la référence. Ils ne dispensent pas d'une lecture métier. Un tableau de bord qui mélange pages vues exemptées et événements marketing n'informe personne : il console.

Pour une petite rédaction, le chemin le plus sobre est souvent le plus lisible : journaux serveur, quelques événements first-party, et une habitude de dire à voix haute ce que l'on ne sait plus.

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